À propos

Mais qui est Jean-Claude Lalumière ?

Il faudrait ici une biographie.
Quelque chose qui pose l’auteur.
Des dates, des titres, des éditeurs… La preuve que tout cela existe.

Mais une biographie d’auteur est un exercice délicat. Il faut donner l’impression qu’une trajectoire était prévue, que les livres obéissent à un plan, que l’enfance contenait déjà les chapitres à venir ; le lecteur averti faisant alors le lien avec Marcel Proust. Jean-Claude Lalumière s’y plie volontiers, quitte à s’arranger avec la réalité, qui rappelons-le, n’est qu’un point de vue.

Jean-Claude Lalumière est né en 1970 et a grandi à Eysines, en banlieue bordelaise, capitale mondiale, officieuse, de la pomme de terre. Il affirme être le premier romancier à avoir cité cette ville dans un livre (Le Front russe, Le Dilettante, 2010). Personne ne s’est manifesté pour lui contester ce titre. Les habitants d’Eysines non plus, ce qui est plus inquiétant.

Par la suite, il a publié d’autres romans chez Le Dilettante, puis chez Arthaud, La Joie de lire et les éditions du Rocher. Cette dispersion éditoriale pourrait laisser croire à une stratégie. Il préfère parler d’errance comme ligne non pas de vie mais de carrière (même si ce mot lui paraît un poil galvaudé), livrant celle-ci au hasard des rencontres.

Il a également écrit pour Radio France (23 fictions radiophoniques — chiffre précis, donc incontestable), collaboré avec des revues, participé à des recueils de nouvelles collectifs.

Si on l’invite, il se rend volontiers dans les librairies et les médiathèques pour y rencontrer les lecteurs et discuter avec eux. Son plus grand plaisir est de découvrir des choses auxquelles il n’avait pas penser sur ses romans. L’inconscient joue parfois des tours et les lecteurs sont perspicaces…

Il lui arrive d’animer des ateliers d’écriture.

A la question « Est-ce votre vrai nom ? »  qui lui est parfois posée, il répond par une autre question : « Pensez-vous vraiment que j’aurais choisi Jean-Claude si j’avais pris un pseudonyme ? »  Le mystère demeure, pense-t-il, mais personne n’est dupe.

Après avoir écrit ce court texte, Jean-Claude Lalumière se demande si le fait de parler de soi à la troisième personne est inquiétant ou pas. Il se promet d’en parler à son médecin à la première occasion.

Pour l’heure, il continue d’écrire.